jeudi 13 décembre 2012

Jaap van Zweden, Orchestre de Paris

Salle Pleyel, Paris

Symphonie concertante pour violon et alto en mi bémol majeur K364 – Mozart

Symphonie « Manfred » en si mineur op.58 – Piotr Ilitch Tchaïkovski


Orchestre de Paris
Jaap van Zweden, direction
Roland Daugareil, violon
Ana Bela Chaves, alto

http://www.sallepleyel.fr/francais/evenement.aspx?id=12562

J’ame de plus en plus Tchaïkovski, je l’ai déjà dit…
La symphonie Manfred est donnée ce soir par un Orchestre de Paris limpide dans cette oeuvre inhabituelle, sous la direction précise de Jaap van Zweden. Rarement jouée, elle requiert une formation importante et dure près d’une heure.

Grand amateur de Sibelius, je réalise que Tchaikovski et le compositeur finlandais ont une proximité non seulement géographique et alphabétique, mais également musicale. Cette parenté m’apparait dans certains passages des 1er et 4e mouvements, où les cordes, comme en suspension et associées aux cuivres jaillissant en élans répétitifs, créent un climat entre éternité et urgence. Il semble également que Tchaïkovski soit au fil du temps devenu très critique sur sa symphonie Manfred, comme Sibelius le fut à l’égard de Kullervo.

Mais pas de doute, c’est bien Tchaïkovski qu’on entend, dans 4 mouvements riches en couleurs. Le 1er est sombre et grave, le 2e, vif et champêtre, fait penser à une musique de film – pourquoi pas Sissi impératrice ?! -, le 3e, sonore, se termine par des cloches au timbre très russe qui m’évoquent Rimski-Korsakov dans Kitège ; enfin, le 4e mouvement surprend par l’intervention solemnelle de l’orgue.

Si mon coeur bat ce soir là pour Tchaïkovski, mon oreille a auparavant été charmée par la symphonie concertante pour violon et alto de Mozart donnée en première partie. Oeuvre rare, elle joue de la juxtaposition du violon et de l’alto, instruments frères, que les deux interprêtes font dialoguer avec grâce.

Programme atypique, essai transformé !
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