dimanche 16 décembre 2012

La Cenerentola

Opéra National de Paris, Palais Garnier

La Cenerentola – Gioacchino Rossini


Orchestre et choeur de l’opéra national de Paris
Riccardo Frizza, direction
Jean-Pierre Ponnelle, mise en scène, décors et costumes
Grischa Asagaroff, réalisation
Maxim Mironov, Don Ramiro
Nicola Alaimo, Dandini
Bruno de Simone, Don Magnifico
Claudia Galli, Clorinda
Anna Wall, Tisbe
Marianna Pizzolato, Angelina
Adrian Sampetrean, Alidoro

http://www.memopera.fr/FicheSpect.cfm?SpeCode=CEA&SpeNum=40193

Trois heures de détente et bonheur, c’est ce que nous a offert cette représentation de la Cenerentola au Palais Garnier. Un de ces spectacles où tout n’est que rondeur et harmonie.

Ces moments sont d’autant plus forts que l’on ne les attend pas… car je dois avouer que je n’avais pas mis de gros enjeux sur ce spectacle : j’aime modérément le Bel Canto, Rossini m’avait laissé un bon souvenir dans Guillaume Tell, aucun souvenir dans Le Barbier de Séville – oui je sais, c’est un classique, je ne devais pas être en forme ce jour là -, aucun des chanteurs annoncés ne m’était familier – incroyable pour un prétendu amateur d’opéra -, et j’avais un week-end bien chargé avec d’autres soucis en tête. Alors pourquoi y aller quand même ? Peut-être justement par espoir de ces petits miracles…

Mais assez parlé de moi, revenons à notre Cenerentola. L’histoire, c’est Cendrillon, le célèbre conte de Perrault, revu et transformé par le librettiste Jacopo Ferretti. Les divers changements apportés à l’histoire lui confèrent d’une part un suspense nouveau pour un conte qu’on croyait depuis Disney connaitre par coeur, et d’autre part un humour de second degré, parfois au bord de l’absurde, par exemple lorsque les chaussures sont remplacées par des bracelets, la belle-mère par un beau-père, la fée par un philosophe…

La mise en scène de Jean-Pierre Ponnelle, décédé en 1988, est une reprise ; il semble qu’elle ait été créée au Bayerische Staatsoper de Munich en 1980. Elle est tout simplement intelligente et efficace. Parfaitement adaptée au Palais Garnier, elle permet de passer très rapidement d’une scène à l’autre, avec une grande précision de jeu, et d’assurer ainsi la continuité féérique de l’histoire.

L’orchestre et son chef du jour Riccardo Frizza sont parfaits, le charme opère dès l’ouverture, qui emplit douillètement la salle dès les première notes. La distribution est équilibrée, tous les chanteurs sont excellents, aussi bien dans leur exercice vocal que dans leur jeu d’acteur, et semblent tout à fait à l’aise dans cette histoire, cette musique, cette mise en scène. Marianna Pizzolato, en Angelina-Cendrillon, a tout pour elle : elle est jeune, belle, a une voix magnifique, profonde et fruitée, et une présence naturelle et radieuse sur scène.

On reprend ce spectacle l’année prochaine ?!
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