samedi 3 janvier 2015

Concerto de año nuevo, Real Orchesta Sinfónica de Sevilla

Teatro de la Maestranza, Séville

El tambor de granaderos, Ruperto Chapí

De España vengo (El niño judo), Pablo Luna*

Mi tio se me figura (El rey que rabió), Ruperto Chapí*

España cañi, Pascual Marquina

Suspiros de España, Antonio Álvarez

El bateo, preludio, Federico Chueca

Zapateado (La tempranica), Gerónimo Giménez*

Carceleras (Las hijas del Zebedeo), Ruperto Chapí*

La boda de Luis Anlonso, Gerónimo Gimenez

Die Fledermaus - El murciélago, ouverture, Johann Strauss II

Canción a la luna (Rusalka), Antonin Dvorak*

Unter Donner und Blitz - Bajo truenos y relámpagos op.324, Johann Strauss II

Kaiser Walzer - Vals del Emperador op.437, Johann Strauss II

O mio babbino caro (Gianni Schicchi), Giacomo Puccini*

Quando me'n vo (La Bohème), Giacomo Puccini*

An der schönen blauen Donau - En el bello Danubio azul op.314, Johann Strauss II


Real Orquesta Sinfonica de Sevilla
Andrés Salado, direction
Raquel Lojendio, soprano*

https://www.teatrodelamaestranza.es/secciones/prog/prog_ficha.php?id=707#argum

Le Théâtre de la Mastranza est une salle de concert très sobre qui fut inaugurée en 1991. Une architecture basée sur des formes géométriques simples (cube, cercle) et un revêtement intérieur sans fioritures pourraient laisser supposer un espace un peu froid, alors qu'au contraire l'endroit est accueillant, probablement du fait de sa grande lisibilité et de la présence du bois. C'était probablement un choix délibéré de ne pas chercher à concurrencer l'exubérance et la richesse ornementale des haut-lieux sévillans, et c'est réussi, voire apaisant.

Ce concert du nouvel an de l'orchestre royal symphonique de Séville fait le choix d'un programme populaire alliant tradition espagnole, émotion lyrique et valses de Vienne, le tout avec un naturel évident. Si on ne connait pas forcément les compositeurs au programme (Chapí, Marquina, Álvarez, Chueca, Luna, Gimenez), on reconnait immédiatement certaines des musiques comme de grands classiques espagnols et repère dans les autres des éléments dont l'origine géographique ne fait pas de doute et qui parlent aux oreilles de chacun.

L'orchestre et son jeune chef Andrés Salado sont parfaits et ont visiblement plaisir à jouer, c'est un soir de fête et lors des rappels, le percussionniste remplacera quelques coups de timbale par des pêtards-fusées, aspergeant de paillettes la rangée de cornistes devant lui !

La soprano Raquel Lojendio, originaire de Tenerife, est à l'aise dans tous les registres. En première partie, très andalouse en robe rouge et châle noir, mi farouche mi provocante, elle interprète des airs espagnols endiablés tout comme la très jolie mélodie des Carceleras de Chapí. Place à l'émotion dans la seconde partie, avec un air de Rusalka puis le célèbre O mio babbino caro de Puccini, avant d'en quelque sorte boucler la boucle avec l'air de Musetta. Sa voix est belle, son timbre chaud, son chant précis et puissant, un nom à retenir et rechercher sur les scènes d'opéra.

On notera que la moyenne d'âge habituellement élevée des concerts classiques est tempérée par la présence de jeunes enfants particulièrement sages, et que tous semblent apprécier également la soirée, vive la musique !
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