lundi 14 septembre 2015

Der Freischütz

Théâtre des Champs-Élysées, Paris

Der Freischütz - Carl Maria von Weber


NDR Sinfonieorchester Hamburg
WDR Rundfunkchor Köln
NDR Chor Hamburg
Thomas Hengelbrock, direction
Agathe, Véronique Gens
Max, Nikolai Schukoff
Annette, Christina Landshamer
Kouno, Yorck Felix Speer
Ottokar, Mijenko Turk
L'Ermite, Franz-Josef Selig
Gaspard, Dimitry Ivashchenko
Samiel - récitant, Graham F. Valentine

http://www.theatrechampselysees.fr/saison/opera-en-concert-oratorio/le-freischutz

Le Freischütz fait partie de ces œuvres qu'on apprécie un peu plus à chaque écoute, à la fois trait d'union entre ce qui la précède et ce qui la suit, et œuvre majeure et magnifique en soi. On y entend des récitatifs et grands airs dans la continuité de Mozart, on y perçoit déjà des timbres wagnériens...

Le Freischütz, c'est une forêt profonde, une montagne enneigée, un tableau de Caspar David Friedrich. C'est la naissance du romantisme allemand.

J'avoue ne pas être totalement séduit par cette version donnée parfois en France dans laquelle les chants sont en langue originale allemande, mais les dialogues parlés remplacés par un texte en français dit par un récitant.

Cette réserve exprimée, il ne me restera que des éloges pour cette représentation enthousiasmante : tout d'abord l'orchestre et son chef Thomas Hengelbrock, d'une extrême précision et unité, avec un timbre très allemand qui faisait plaisir à entendre. Est ce la technique des cors et autres vents qui font ce timbre ? Il ne s'agit pas de dire qu'un son "allemand" est meilleur qu'un autre, c'est juste que pouvoir encore distinguer des sons différents dans un monde musical naturellement internationalisé est bien agréable.

Quant aux chanteurs, tout aussi précis que l'orchestre, ils partageaient un chant naturel, évident, avec une légère retenue les rendant bien plus convaincants que bien des hurlements !
Je citerai la virevoltante Annette interprétée par Christina Landshamer, la rêveuse Agathe et son air comme un vol de plume lancé en toute douceur par Véronique Gens, le sombre Gaspard de Dimitry Ivashchenko et naturellement le bref passage du grand Franz-Josef Selig. Mon coup de cœur va cependant au Max de Nikolai Schukoff, pour moi tout simplement parfait : oubliée la performance vocale, place à la musique grace à un bel équilibre entre puissance, diction et musicalité.

Dernier plaisir... La salle était comble et enthousiaste !

Salutations des artistes à la fin du Freischütz au Théâtre des Champs Élysées à Paris


A lire :
http://www.resmusica.com/2015/09/20/le-freischutz-au-theatre-des-champs-elysees/
http://blogs.qobuz.com/andretubeuf/2015/09/16/le-freischutz-de-weber-au-theatre-des-champs-elysees/


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